Les sources de trafic direct pour votre site internet

 

Selon une étude de yotpo.com, 40% du trafic web en 2015 provenait du trafic direct. Le trafic direct est très large puisqu’il représente toutes les sources web et hors web menant l’utilisateur à accéder au site de manière directe, c’est-à-dire soit par la saisie directe de l’URL dans le navigateur dans la plupart des cas, soit par un lien hors web. 

Les sources de trafic direct interviennent hors du web et bénéficient par conséquent d’une visibilité souvent supérieure (le média internet étant de plus en plus saturé), de plus ces leviers bénéficient de caractéristiques propres tangibles et qui peuvent se révéler plus convaincantes. Le hors web permet également de toucher des cibles qui présentent moins d’occasions d’être exposées à des campagnes marketing en ligne et opère dans une logique cross canal.

Le problème majeur du trafic direct est qu’il est très difficile de qualifier sa provenance par rapport aux autres sources de trafic ou des outils analytiques permettent un suivi très fin. De plus, la passerelle entre le hors web et le web est souvent moins pratique qu’un simple lien à cliquer ; cela pourra freiner la cible à qui il faudra donner un réel intérêt ou alors mettre une « carotte » pour donner une raison de faire l’effort de visiter le site.

J’ai choisi de classer le trafic direct en deux catégories distinctes : les liens hors web et l’email marketing.

Les liens hors web

Les relations presse et cross média

La presse peut être amenée à mettre en avant des entreprises sans que cela ne soit qualifié de publicité*. Ces relations presse connaissent une forte audience et par conséquent peuvent ameener un nombre conséquent de visiteurs sur le site concerné. Que ce soit à la télévision, à la radio ou sur la presse écrite cela va mener l’utilisateur à accéder au site de manière directe. Les communiqués de presse web ou hors web participent également à ce trafic direct.

*La publicité sur les médias traditionnels est également envisageable pour les e-commerçants et est source de trafic direct.

Le print

Il comprend les prospectus, catalogues papier, flyers, stickers, PLV, cartes de visite etc.
Tous les supports print renseignant l’URL ou témoignant de l’existence du site internet de la marque sont susceptibles de générer du trafic vers celui-ci. Il est donc intéressant de prendre en compte cette stratégie « cross support » dans sa stratégie marketing. Plus intéressant encore, cela peut progressivement amorcer la digitalisation d’entreprises traditionnelles voulant s’orienter vers le digital en incitant leurs clients à progressivement migrer vers les supports web.

Le cross canal

La logique cross canal cherche une synergie entre les différents canaux du parcours client, souvent illustré par le web to store cette stratégie peut aussi converger vers le site internet. Nous allons détailler ci-dessous de manière non exhaustive quelques exemples majeurs de leviers d’acquisition web en cross canal.

  • Évènementiel et street marketing :

    Levier de communication hors média, la communication évènementielle favorise la visibilité et la notoriété de la marque. Ces opérations marketing peuvent mener au site internet selon la visibilité donnée à celui-ci sur l’évènement ainsi que le call to action employé pour inciter à visiter le site.

  • Jeux concours :

    Nous parlons ici de tous les jeux concours hors web qui incitent les personnes à se rendre sur le site afin de répondre à un questionnaire ou afin de trouver la réponse à une question par exemple. Ceci permet un premier contact avec le site, peut mener à une conversion sur celui-ci et pourra être utilisé à une fin de retargeting.

  • Store to web :

    On connait davantage l’exemple inverse, cependant, avec l’essor du e- commerce et les prix attractifs que l’on peut y trouver, les boutiques endossent de plus en plus le rôle de « showroom ». Ainsi, pour convertir ce flux et qu’il n’aille pas acheter sur un site concurrent en ligne, il peut être intéressant de renvoyer le prospect ou client sur le site de la marque en offrant des avantages et en tentant de fidéliser. Ainsi on retrouve de plus en plus d’écrans digitaux dans certaines grandes chaînes de magasins ainsi que des synergies avec des applications mobile dédiées ou encore l’accès au wifi dans le magasin, autant de passerelles qui encouragent cette transition.

  • Codes promotionnels:

    Technique très utilisée pour générer du trafic et de la conversion. Ils peuvent être déclencheurs de l’acte d’achat ou encore servir à augmenter le panier moyen. La communication de ces codes peut émaner directement du site marchand (dans un bandeau ou comme levier d’inscription à la newsletter par exemple) ou alors provenir de sites partenaires ou affiliés qui vont venir relayer l’offre et la rendre visible. Mais ici nous nous intéressons aux canaux hors web et les stratégies de déploiement peuvent être variées : sur du print (en point de vente, dans les colis, sur des opérations street marketing etc.), par mail (dans une stratégie de validation de panier ou de fidélisation), par de la publicité sur les différents médias ou encore dans des évènements professionnels (distribution sélective donc mise en valeur du prospect).

  • Parrainage et recommandation client :

    Le parrainage est une manœuvre marketing à l’initiative de la marque visant à créer un bouche à oreille artificiel. Tandis que la recommandation client est à l’initiative du consommateur satisfait ou connaissant un engouement pour le produit ou l’offre. Le deuxième cas de figure est le meilleur car il ne coûte rien à la marque et surfe sur les ambassadeurs de celle-ci, convaincus et prêts à en vanter les mérites. Même si la qualité du produit ou service est pour beaucoup dans la recommandation, certaines stratégies commerciales ou marketing avec des effets d’annonces peuvent accélérer ce phénomène.

  • Co-branding :

    Il s’agit de l’association de deux ou plusieurs marques dans la réalisation d’un produit ou d’une gamme de produits. Avec cette pratique, les marques peuvent ainsi renforcer leur positionnement, tenter de créer une synergie avec leurs collaborateurs et surtout échanger leurs segments de marché et donc attirer un flux de prospects vers leurs sites respectifs.

Les autres liens hors web

  • Les liens issus des applications mobiles, cela peut représenter de gros flux de trafic sur mobile.
  • Les liens issus de documents non html représentent également un gros volume de liens (livres blancs, présentations, plaquettes etc.).
  • Le trafic direct lié au navigateur : on pense ici au trafic issu des liens en favoris, de l’URL tapée directement dans la barre de recherche, ainsi que des URL renseignées partiellement et complétées par l’autocomplete (fonction de saisie semi-automatique du navigateur qui va venir compléter une requête selon les requêtes tapées précédemment ou par d’autres utilisateurs).

L’email marketing

Il représente toujours un des plus gros leviers d’acquisition de trafic et mérite une partie à part entière. En effet, que ce soit en phase de prospection, de relance, de mail transactionnel, ou comme levier de fidélisation, l’email marketing a sa place dans toutes les étapes du cycle d’achat.

Les pratiques liées à l’email de masse doivent cependant être peu à peu abandonnées aujourd’hui : en plus des faibles retours qu’elles génèrent, avec la mise en place du RGPD la règlementation s’est durcie au sujet de la sur-sollicitation des internautes dans leurs boîtes mail. Le caractère prospectif de l’email a tendance à s’éteindre alors que la sollicitation des contacts opt-in fonctionne très bien dans la fidélisation ou encore dans la création de trafic vers les sites d’information.

Pour assurer de bonnes performances à leurs campagnes d’email marketing, les marketers doivent aujourd’hui créer un dialogue authentique et personnalisé, offrir de la valeur en plus d’un simple message orienté produit, ils doivent également mesurer les actions des internautes afin d’optimiser les points de contact. Si vous ne maîtrisez pas ces aspects, pourquoi ne pas tout simplement faire appel à un spécialiste emailing freelance ?

Ses avantages

  • La proximité avec les consommateurs en ligne
  • La synergie avec le média web
  • La capacité à obtenir des informations pertinentes sur les comportements des contacts vis-à-vis des messages (comportements, statistiques)
  • La rapidité de mise en œuvre et de diffusion des campagnes
  • La mesure de la performance
  • Le faible coût par contact

Ses inconvénients

  • La faible durée de vie
  • La saturation des internautes par rapport au mailing
  • La délivrabilité des messages (capacité des emails à parvenir en boîte de réception)
  • La diminution des performances des campagnes de prospection

 

 

Auteur : Léo Marchal

” Webmarketer orienté SEO, j’accompagne les entreprises dans leurs stratégies de communication digitale et mets en place les outils nécessaires à leur succès. Passionné par le digital, ce blog est pour moi l’occasion de partager avec vous. ”

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